Tous les deux ans, un suivi piscicole est effectué en amont du pont de Reculafol entre Argis et St-Rambert. Ces statistiques sont enregistrées dans des banques de données pour…être enregistrées ! Auparavant, l’ONEMA se chargeait de ce suivi, mais depuis quelques années, ces pêches sont sous-traitées à des bureaux d’études. Nous sommes donc allés, tant qu’à servir à quelque chose, à cette pêche (après avoir donné notre accord). Visualiser en ce début d’automne les effectifs de ce secteur et voir un peu comment les poissons avaient passé l’été.
La pêche électrique se déroule non pas sur une largeur et une longueur données, mais par points qui sont au nombre de 75. Ce qui fait que pour avoir une représentativité d’un tronçon de cours d’eau, ce n’est pas simple, voir totalement incohérent avec la réalité. Mais bon, il paraît que c’est scientifique, alors » y’a pas à discuter ! » Toujours est-il qu’avec cette méthode on est passé à côté de dizaines d’ombres sans en prendre aucun. Ce qui, pour quelqu’un qui lit les résultats, pourrait conclure à l’absence total de géniteurs sur ce secteur, voire sur la rivière. Ceci dit, nous sommes pourtant passé à côté de plus de 60 ombres adultes. La pêche ayant été faite par eaux basses, on vous laisse imaginer le résultat par eaux moyennes ou fortes sur les populations d’ombres. Le bureau d’étude n’y est pour rien, c’est le protocole.
Alors évidemment, en fonction du point choisi, on peut tomber sur des poissons adultes ou des classes d’âges inférieures. Du coup, si une année vous pêchez deux ou trois blocs qui représentent 80 % des poissons adultes, et deux ans après vous pêchez en dehors de la zone d’influence de ces derniers, vous comprendrez aisément que les résultats vont quelque peu…être différents ! Résultat, une personne qui ne connaît pas la rivière et qui lit les données peut avoir comme conclusion : « il n’y a plus de géniteurs sur la rivière ». C’est extrapoler, mais on est dans la vérité. Voilà, la réflexion est posée. Vous aurez compris que pour réaliser une gestion piscicole et halieutique avec çà………nous préférions et de loin les classiques pêches électriques, celles que nous effectuons nous habituellement. Mais bon chacun son monde.
La pêche s’est bien déroulée (sous le soleil malheureusement) et toutes les espèces présentes dans l’Albarine ont été inventoriées.
Commençons par les vairons, bon poids bon œil, qui sont bien présents, surtout là où on ne les attend pas.
Les chabots et les loches, dans les zones courantes pour les premiers et plus organiques pour les seconds.
Les ombrets de l’année (0+) avec une disparité entre certains. Une taille moyenne plus que respectable (plus de 10 cm en moyenne) avec des sujets frisant les 15 cm. Autant vous dire que la saison a été bénéfique. L’automne étant une période particulièrement nourricière pour les ombres, certains vont même démarrer l’année 2017 avec plus de 20 cm à leur actif. Sur un an d’existence, c’est assez remarquable. De même pour les truitelles qui ont elles aussi ont bien profité.
Quant aux truites (on ne reviendra pas sur les ombres adultes), beaucoup de poissons au dessus de 30 cm, voir une majorité à 33-35 cm. Mais le plus frappant, c’est la relation taille-poids. Des poissons de 35cm qui dépassent allègrement les 500 grammes, çà donne de beaux géniteurs, tant les mâles que les femelles d’ailleurs. Autant vous dire que les poissons sont en forme, et que malgré la faiblesse des niveaux, ils cassent sacrément la croûte !
En voici quelques-unes…
Tout ce petit monde est reparti à l’eau dans de bonnes conditions…
Sauf une qui était certes déjà dans l’eau mais qui a subi la prédation du héron (poisson d’environ 38 cm) il y a quelques jours. Un mâle visiblement.
Cette pêche aura au moins eu le mérite de constater que les poissons sont en forme avant la période de reproduction et que malgré la faiblesse des débits qui perdure depuis plus de trois mois, les fonds sont tout à fait correct sur ce secteur.
Des poissons en forme malgré trois mois de sécheresse ?? Un rapport avec les aménagements réalisés ?
Si seulement cela pouvait faire réfléchir certains de nos dirigeants !!
bravo a l appma et son combat engager depuis plus de 15 ans…
non loin de l Albarine les rivieres se meurent ….
elle reste a mes yeux le JOYAUX de nos regions…
vraiment un exemple a suivre…